Tout savoir sur l'alimentation des poules pondeuse

L'alimentation d'une poule pondeuse

Qu’elles soient pondeuses ou d’ornement, les poules sont gourmandes et font preuve d’une polyvalence impressionnante au moment de passer à table ! Herbe fraîche, insectes, céréales, viandes, épluchures de fruits et légumes, soupes tièdes… tout est gobé en moins de temps qu’il ne faut pour le dire ! Mais que mange une poule pondeuse ? Comme l’humain, elle est omnivore.

La variété est donc le mot d’ordre de ce qui sera disposé dans la mangeoire. L’alimentation des poules pondeuses est composante quotidienne et primordiale de votre élevage familial. Nous vous proposons aujourd’hui de passer en revue les différents aliments qui feront le bonheur de vos gallinacées !

Alimentation poule pondeuse : l’herbe ou le repas favori des gallinacées

C’est dans l’herbe que les poules pondeuses sont les plus joyeuses ! Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les poules et les animaux de basse-cour plus globalement ne sont pas vraiment des êtres casaniers qui se contentent d’évoluer dans un poulailler, de dormir dans un petit dortoir, de se ressourcer en buvant dans l’abreuvoir, de picorer dans la mangeoire, de se reposer sur le perchoir et de pondre dans le pondoir.

Malheureusement, rares sont les aviculteurs à être en mesure de leur proposer des pâtures ou des près avec des enclos suffisamment grands pour leur permettre de se dégourdir les pattes, de gambader, de picorer des insectes et des larves et de manger de l’herbe qui reste leur repas favori. La plupart du temps, l’élevage familial est géré dans des espaces plus réduits (jardin, arrière-maison) avec un parcours réduit au strict minimum. C’est d’ailleurs pour cette raison que les aviculteurs « citadins » doivent être aux petits soins avec leurs gallinacées.

Pour maximiser leur bien-être, il faut apporter quotidiennement aux poules les mauvaises herbes du jardin, les restes de vos repas et beaucoup d’eau fraîche. Toutes les races de poules sont des mangeuses de graines. Vous allez donc devoir leur apporter quotidiennement une bonne dose de céréales avec des mélanges comprenant le blé concassé, l’orge, l’avoine, le son, etc. La nourriture industrielle pour poules pondeuses prend en compte l’âge des poules et parfois également le fait qu’elles soient pondeuses ou d’ornement.

On ne donne pas la même chose à un poussin, à une jeune poulette et à une poule adulte. De même, les besoins d’une poule pondeuse ne sont pas les mêmes que ceux d’un poulet de chair. Même si picorer à même le sol est une activité plébiscitée par vos poules, il est conseillé d’investir dans des mangeoires accessibles et bien visibles et d’y disposer les graines. Certains éleveurs préfèrent éparpiller les graines au sol mais cela attire les souris, les rats et les autres rongeurs qui restent rappelons-le des prédateurs des poules, au même titre que le renard, la belette, la fouine, la couleuvre, les chiens errants, les chats, les rapaces ou encore les couleuvres.

Alimentation poule pondeuse : le gravier et les cailloux pour faciliter la digestion

Il est également important d’apporter un fond de gravier de sable dans l’alimentation des poules pondeuses. C’est primordial pour faciliter le travail du gésier de vos poules qui, souvenez-vous, n’ont pas de dent pour mastiquer et se contentent de gober a nourriture que vous leur donnez de manière assez impressionnante d’ailleurs. Le gravier participe essentiellement au broyage des graines. En règle générale, les poules pondeuses trouvent une bonne partie des cailloux nécessaires à leur digestion dans le sol, mais il est bon d’en rajouter avec les portions de graines par précaution, à fortiori lorsque votre enclos est de petite taille et que la configuration de votre jardin ne vous permet pas d’effectuer régulièrement des rotations de parcours.

Alimentation poule pondeuse : le calcium et les coquilles d’huitre

Pour que vos œufs frais disposent de coquilles rigides et solides, les poules pondeuses de votre cheptel ont besoin d’un élément particulier : le calcium. Alors bien sûr, les aliments commercialisés dans les magasins spécialisés en contiennent, mais il existe un moyen simple et bon marché qui pourra satisfaire les besoins en calcium de vos poules pondeuses et qui de surcroît fera le bonheur de leurs papilles : il s’agit de la fameuse coquille d’huitre et plus généralement des coquilles de crustacés qui mettent les cocottes dans toutes leurs états !

Il suffit de passer les coquilles de vos huitres dans le feu de cheminée puis, une fois qu’elles auront bien calciné, les casser en petits morceaux avec un marteau. Vous pouvez également utiliser des coquilles d’œufs, même si cette méthode est sujette à discussion dans le milieu de l’aviculture. Pour utiliser des coquilles d’œufs en tant que facilitateur de digestion chez vos gallinacées, il faut les avoir longuement faits sécher au soleil avant de les intégrer dans la ration de graines. Autrement, vos poules pondeuses y prendront goût et finiront par manger leurs propres œufs !

Nourriture poule pondeuse : ce qu’il faut à tout prix éviter

Si les cocottes sont omnivores et qu’elles sont disposées à gober tout ce qui leur tombe sous le bec, certains aliments sont déconseillés, voire strictement prohibés pour leur système digestif. Lorsque vous collectez les déchets de cuisine et les épluchures, veillez à ce que ces aliments ne soient pas dans le lot. Pourquoi ? Ils sont tout simplement toxiques pour toutes les races de poules :

• Les pommes de terre crues ;
• Les épluchures d’oignons, de bananes, de kiwis, d’agrumes ;
• Les feuilles de poireaux crues ;
• Le céleri ;
• Le pain moisi ;
• Les trognons de choux ;
• Les restes des plats « extrêmes », c'est-à-dire trop salés, trop épicés ou trop sucrés.

Pour préserver la santé de vos poules pondeuses et faciliter la ponte, évitez également de leur donner des cacahuètes, du café, les feuilles d’aubergine, de poireaux, de poivrons et de tomates. Certains aliments sont par contre extrêmement toxiques et peuvent même causer la mort de vos cocottes. Il s’agit notamment :

• Du chocolat ;
• De l’avocat sous toutes ses formes ;
• Des ipomées et des graines de solanacées.

Nourriture poule pondeuse : comment faire quand on part en vacances ?

Les poules pondeuses ne prennent pas de vacances, elles sont réglées comme des horloges et ont horreur de perdre leurs habitudes. La volaille panique déjà lorsque la mangeoire change de place, lorsque les repas sont servis à des heures irrégulières, lorsque l’abreuvoir change de couleur, etc. Vous le savez, les cocottes ont besoin de nourriture, d’eau fraîche et de soins quotidiennement.

Toutefois, si vous envisagez une escapade de deux ou trois jours (au maximum), vous pouvez faire l’acquisition de certains réservoirs de nourriture pour poule pondeuse spécialement destinés à cet effet. Ces réservoirs de nourriture pour poule pondeuse débloquent par un système mécanique des rations de nourriture et d’eau fraîche pour éviter les souillures et les passages nocturnes des souris, rats et autres rongeurs. Si vous comptez vous absenter pendant plus de 3 jours, il faudra à ce moment trouver quelqu’un qui prendra le relais et qui s’occupera de vos pensionnaires en votre absence. Sollicitez un voisin qui prendra 10 minutes de son temps pour venir les nourrir et ramasser des œufs.

Alimentation poule pondeuse : recette d’une pâtée succulente

Les poules pondeuses raffolent des pâtées. Nous vous proposons pour clore cet article sur l’alimentation poule pondeuse la recette d’une pâtée qui ne manquera de faire des émules dans le poulailler ! Donnez-la à vos poules le soir au moment de les rentrer dans leur parcours. Vous pouvez en préparer pour 3 jours à l’avance. Ecrasez quelques coquilles d’œufs, collectez des bouts de viande avec de l’aponévrose (membrane fibreuse) cuits et coupés en dés, des couennes de fromage, du pain sec trempé dans de l’eau pour l’humidifier. Chauffez le tout au micro-onde pendant quelques minutes. En cas de froid, complétez la pâtée avec un mélange de boulgour et riz cuit pour stimuler la ponte. Les poules n’aiment pas les pâtées trop liquides (qui restent collées à leur bec) ni les pâtées trop sèches qu’elles n’arrivent pas à ingurgiter.